Mon défi, 10 jours sans déchets

par dans Communauté

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Vivre sans déchets, est-ce une utopie digne d’un film épique signé James Cameron ou une réalité atteignable sans de trop grands compromis? J’ai fait le test, en modifiant les habitudes de vie de ma famille et nos habitudes d’achat afin de vivre sans déchets.

Réutilisable

Le constat

Le constat est criant, la quantité de déchets accumulés sur la planète devient inquiétante et plus qu’envahissante. Nous n’avons qu’à penser à l’île de plastique de plus de 79 000 tonnes qui flotte au milieu de l’océan Pacifique et compte plus de 1 800 milliards de pièces de plastique. À l’occasion du congrès environnemental Globe Forum 2018 sur les ressources durables, l’organisme Ocean Wise a présenté une étude selon laquelle les microplastiques sont très présents dans les eaux de l’anse Burrard à Vancouver.  Il est impératif de prendre action et chacune d’entre elles, aussi petites soient-elles compte.

Les initiatives communautaires 

Ces initiatives, vers une consommation zéro déchet, commencent à prendre de l’ampleur et à gagner en popularité. La rue du Paradis, dans le 10e arrondissement de Paris est un de ces laboratoires expérimentaux où les commerçants se sont tous donné le mot pour réduire presque entièrement leur production de déchets. Ainsi, les restaurants utilisent tous leurs aliments, même les « moins jolis », les boutiques ne proposent plus de sacs de plastique, les cafés donnent des rabais aux clients qui apportent leur tasse réutilisable et ainsi de suite. Une initiative qui pourrait bien gagner du terrain dans la ville tout entière si l’expérience s’avère concluante.

Mon défi personnel

Alors mon défi comment je l’ai entrepris? Et bien en repensant à toutes nos habitudes de consommation de l’alimentation, aux emplettes, en passant par mon régime beauté quotidien. Pour ne pas se décourager par l’ampleur de la tâche, il faut commencer avec de petites victoires. J’ai commencé par l’analyse des actions déjà écologiques que nous prenions et j’ai ensuite cherché à améliorer ou à complètement éliminer le reste.

Sac réutilisable

L’épicerie : Château fort de la consommation hebdomadaire familiale, l’épicerie est sans contredit l’endroit où je consommais le plus de produits emballés. Pensez-y, les viandes, les pains tranchés, les jus, les œufs, les produits laitiers, et même les légumes sont souvent suremballés de sachets de plastique ou de petites barquettes de polystyrène. Bien que plusieurs de ces produits d’emballage soient recyclables, j’ai tout de même tenté d’en éliminer le plus possible avec des gestes aussi simples que d’apporter des sacs à fruits et légumes en coton, d’acheter du pain frais qu’on met dans un sac comme celui-ci de Dans le Sac, ou de remplacer les jus embouteillés par des fruits frais que je presse à la maison. Pour les produits secs, les huiles et même des soupes, c’est plutôt du côté des marchés en vrac que je me suis tournée, armée de mes pots Masson en verre et de mes sacs en coton.

Pour en apprendre davantage sur les commerces écoresponsables ou qui proposent des produits en vrac, visitez le site du Circuit Zéro Déchet.

Épicerie en vrac

Les lunchs : Cinq lunchs par jour, cinq jours par semaine, ça en fait des déchets si on n’utilise que des sacs à sandwichs en plastique et des contenants de yaourt individuels. Heureusement, nous étions déjà convertis aux sacs à collation de Lunitouti, aux contenants lavables et aux ustensiles réutilisables. Pour les yaourts et les boissons, j’ai simplement mis des portions individuelles, prises d’un grand format de style club dont le contenant est recyclable, dans un contenant ou une bouteille lavable. J’ai aussi déniché à la boutique Boules et Bois, des pailles en acier inoxydable ou en silicone qui sont à la fois lavables et faciles à transporter avec soi.

Le nettoyage de la maison : Au rang du nettoyage de la maison, nous avons tous de grandes leçons à apprendre, je pense. Un simple test du contenu du dessous de nos armoires sera suffisant pour convaincre quiconque que nous possédons beaucoup trop de produits toxiques dans des bouteilles de plastique. Adepte des huiles essentielles, j’ai entrepris de remplacer tous mes produits nettoyants par des concoctions maison, à base de vinaigre, de bicarbonate de soude ou d’eau, que j’entrepose dans des bouteilles de verre munies d’un bec vaporisateur. Pour remplacer les essuie-tout, je vous fais découvrir la compagnie québécoise Kliin qui propose une solution écologique et mignonne à la fois. La maison est propre, sent bon et finit les déchets!

Le régime beauté et l’hygiène personnelle : Je n’avais pas réalisé la quantité de déchets qui sont générés dans ces sphères de la beauté et de l’hygiène corporelle. En m’intéressant au sujet, j’ai découvert une foule de produits dans des emballages soit recyclables, réutilisables ou biodégradables, des tampons démaquillants lavables, des brosses à dents en bambou biodégradables, et bien entendu plusieurs recettes de produits pour le corps à faire soi-même.

La conclusion de l’expérience?

Dix jours plus tard, j’ai senti que les nouvelles habitudes étaient déjà ancrées dans notre routine familiale et que nous cherchions tous d’autres façons de réduire notre empreinte sur notre belle planète bleue. À vous de l’essayer, le défi vous est lancé!

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