Des camions à ordures moins émissifs

par dans Énergie

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Charges lourdes, arrêts fréquents, trajets routiniers : les camions à ordures sont des candidats idéaux à la conversion au gaz naturel. Partout au Québec, des entreprises du secteur misent sur cette énergie pour réduire leurs coûts et leurs émissions polluantes.

« Un mouvement est en train de naître dans l’industrie », affirme Sylvain Gagné, copropriétaire de Sani-Estrie, qui a récemment acquis neuf camions au gaz naturel comprimé (GNC) pour assurer entre autres le service de collecte de la ville de Magog.

« Le passage au GNC représente un investissement, mais les avantages sont évidents à moyen et à long terme », dit l’entrepreneur. « La technologie des moteurs est arrivée à maturité. Ceux qui l’adoptent dès maintenant s’assurent un avantage concurrentiel. »

Sani-Estrie s’ajoute à un nombre croissant d’entreprises du secteur qui ont pris le virage du gaz naturel, dont EBI, BFI, TTI Environnement, ABC Environnement et Environnement Gaudreau. Moins coûteux que le diesel, ce carburant leur permet d’améliorer l’efficacité de leurs véhicules, tout en réduisant leur empreinte environnementale.

Outre les économies d’argent, un moteur au gaz naturel émet moins de gaz à effet de serre (GES) et de polluants comme les oxydes de soufre (SOx), les oxydes d’azote (NOx) et autres particules fines. Dans le cas des camions de Sani-Estrie, cela se traduit par une réduction allant jusqu’à 18 % des gaz à effet de serre par rapport au diesel. Ils font aussi moins de bruit (jusqu’à 10 dB) et crachent moins de fumée noire – des avantages immédiatement appréciés dans les rues résidentielles.

« La collecte des matières résiduelles nécessite des arrêts et démarrages constants, et les chargements sont très lourds. L’efficacité énergétique est donc un enjeu de taille pour cette industrie », souligne Sylvain Langis, directeur, développement des ventes, marché du carburant à Énergir.

Réseau de ravitaillement en expansion

Le gaz naturel comprimé (GNC) est idéal pour les véhicules qui reviennent à leur point de départ de façon quotidienne, car ils peuvent se ravitailler dans leur stationnement durant les périodes d’inactivité. Tout transporteur relié au réseau gazier peut bâtir sa propre station de ravitaillement en « mode lent », avec l’aide d’Énergir. Si son parc n’est pas assez important pour justifier l’investissement, il est possible d’utiliser des stations en « mode rapide » mises à la disposition du public par certains joueurs-clés du secteur.

« La technologie du ravitaillement rapide est plus coûteuse, mais elle permet d’aider d’autres entreprises à adopter le gaz naturel. En partageant les stations, l’industrie se mobilise pour réduire les coûts, ce qui est dans l’intérêt de tous au bout du compte », indique Sylvain Langis.

En l’espace de cinq ans, le Québec est passé de une à près de 30 stations publiques. Cela facilite l’adoption du GNC pour les petits parcs, ou pour ceux qui veulent tenter l’expérience à leur rythme. Une entreprise qui possède 100 camions peut ainsi commencer par un projet-pilote de quelques véhicules, puis bâtir ultérieurement sa propre station de ravitaillement.

À mesure que le GNC s’impose dans la collecte des matières résiduelles, l’industrie entière diminue son empreinte environnementale. Pour Sylvain Gagné de Sani-Estrie, c’est là l’objectif ultime à atteindre.

« Au-delà des profits, notre mission est de contribuer à la sauvegarde de l’environnement », précise-t-il. « Le gouvernement pousse les municipalités à réduire leurs gaz à effet de serre, et on ne va pas tarder à voir certaines d’entre elles mettre ce critère de l’avant dans leurs appels d’offres. À mesure que notre industrie prend part au mouvement, les choses vont changer. »

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