Bâtisseur dans l’âme : les défis de l’autoconstruction

par dans Ma maison

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De plus en plus de Québécois gèrent eux-mêmes la construction de leur demeure, pour économiser de l’argent tout en contrôlant leur projet de A à Z. L’expérience peut être très gratifiante, mais elle comporte aussi de nombreux risques. Voici quelques conseils pour mettre toutes les chances de votre côté.

Autant vous prévenir tout de suite : si les aléas des rénovations créent souvent des maux de tête, la construction d’une maison est d’autant plus téméraire. Êtes-vous certain que vos connaissances et votre expérience vous permettent de gérer un projet d’une telle envergure? Alors à vous de jouer!

Localisation, localisation, localisation

C’est bien connu : l’emplacement est l’aspect le plus important de tout investissement immobilier. Au-delà du paysage ou de l’atmosphère du quartier, vous devez aussi prendre en compte la proximité des commerçants et des services municipaux. Au quotidien, les longs déplacements finissent par user!

En ce qui concerne vos finances, en plus du coût du terrain, il vous faut évaluer l’impact des taxes municipales et scolaires. Celles-ci peuvent rapidement ronger un budget.

Ensuite, vérifiez si votre lot est desservi par le réseau électrique, l’aqueduc et les égouts, et si vous aurez besoin d’installer un puits artésien ou une fosse septique.

Plans et devis : Avant la pierre, le papier

Il y a la maison de vos rêves, belle comme dans un magazine, avec ses angles, ses textures, ses lumières. Et puis, il y a celle de la réalité, avec ses mesures, ses aspects techniques et ses contraintes réglementaires. C’est le moment d’affûter vos crayons, car vous devrez être très précis pour passer aux prochaines étapes.

Réalisés de préférence par des spécialistes, vos plans doivent répondre aux exigences des normes de construction et d’urbanisme en vigueur. Ils serviront à obtenir les devis de vos divers fournisseurs. Autoconstruire ne veut pas dire tout faire soi-même! Pour éviter les surprises, les devis doivent détailler d’emblée tous les matériaux à acheter.

Autre document essentiel : le plan d’implantation, dressé par un arpenteur-géomètre.

Une fois tous ces documents réunis, si votre motivation est toujours intacte, faites-en plusieurs copies et préparez-vous à les faire circuler abondamment.

Permis et règlements : Le plaisir commence!

Le service d’urbanisme de votre municipalité vous expliquera les règlements applicables à votre projet. Dans tous les cas, vous devrez obtenir un permis et payer les frais afférents. Avant de le délivrer, la Ville étudiera vos documents pour s’assurer que vous respectez toutes les normes en vigueur.

Vous devrez répondre à certaines exigences de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ), de la Commission de la construction du Québec (CCQ), de la Commission de la santé et sécurité du travail (CSST) et d’autres. Là encore, le service d’urbanisme pourra vous aiguiller.

Vous pouvez effectuer vous-même la plupart des travaux sans licence ou carte de compétences particulières, à l’exception des installations de gaz et d’électricité. Si vous engagez un entrepreneur muni d’une licence de la RBQ, il prendra ses responsabilités en cas de bris ou de problème. Si vous engagez directement des ouvriers, alors vous deviendrez un employeur et vous devrez rendre des comptes à l’Agence du revenu du Canada, Revenu Québec, la Régie des rentes, etc. Il est possible que la RBQ vous réclame une « licence d’entrepreneur propriétaire », ce qui implique la réussite d’un examen.

Prévoyez le pire

La construction est une activité dangereuse, et c’est bien pourquoi elle est soumise à tant de permis et règlements. Malgré toutes les précautions, un accident est vite arrivé. Contractez donc une police d’assurance qui couvrira votre famille, les amis et les proches qui viennent vous prêter main-forte. Elle devrait aussi vous protéger contre le feu, les inondations, et les poursuites en responsabilité civile.

Choisissez vos sources d’énergie

L’efficacité énergétique est un critère essentiel dans les nouvelles constructions, ne serait-ce que pour assurer leur valeur de revente. Selon les appareils, certaines sources d’énergie procurent une plus grande efficacité, qui se traduit par des économies.

Dans le cas du chauffage, selon les prix récents (mai 2015), l’usage d’un appareil au gaz naturel de haute efficacité revient 185 $ moins cher que l’électricité et 430 $ moins cher que le mazout au cours d’une année, dans une maison unifamiliale typique de 1 700 pi2. Plus le logement est vaste, plus la différence prend de l’ampleur.

Ensuite, il y a le confort. Le gaz naturel est reconnu pour procurer une chaleur ambiante constante et agréable, et pour cuire les plats à la perfection. Il peut aussi alimenter un foyer réconfortant pour les soirées d’hiver.

Tout comme pour l’électricité, l’installation du gaz naturel doit être faite par un professionnel autorisé selon une procédure rigoureuse.

Tenez bien les cordons de la bourse

En matière de construction, les coûts et dépassements imprévus sont monnaie courante. En fait, la vraie surprise serait de ne pas en avoir! D’où l’importance de prévoir une marge de sécurité de 10 à 15 %.

Outre l’achat du terrain et les frais administratifs, un budget d’autoconstruction est typiquement composé de quatre parties : 30 % pour l’excavation et les fondations, 30 % pour l’ossature et le verrouillage de l’enveloppe (fenêtres, escaliers, toiture, électricité, plomberie, isolation, finition extérieure), 10 % pour la pose des panneaux de gypse sur les murs et plafonds, et le dernier 30 % pour la finition (armoires, comptoirs, équipements sanitaires, revêtements de sol, raccordement aux services publics, peinture, aménagements extérieurs).

Du point de vue de l’énergie, outre les coûts de consommation, il y a l’aide financière. Énergir offre une gamme de subventions à ses nouveaux clients qui installent une chaudière à eau chaude, un chauffage à air chaud, un chauffe-eau, des fenêtres homologuées Energy Star, etc.

Certains coûts proviennent de vos fournisseurs, mais d’autres sont les vôtres. Gare au syndrome « tant qu’à y être », qui vous donne le sentiment d’économiser à terme et de pouvoir en conséquence payer pour de la qualité et du luxe.

Le temps joue aussi un rôle; plus le chantier s’éternise, plus les déplacements et frais de location ou d’entretien s’additionnent.

Enfin, si c’est votre premier projet, vous paierez le prix de l’apprentissage. Ne doutez pas un seul instant que vous ferez des erreurs coûteuses, allant des matériaux endommagés aux fenêtres brisées.

Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance!

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2 commentaires

  • clarice ledoux

    Ce sont des bonnes informations sur la construction. L’article a dit qu’un budget d’autoconstruction est typiquement composé de quatre parties. Je ne savais pas que 30 % du budget étaient utilisés pour l’excavation et les fondations. C’est beaucoup ! Merci de ce partage.

    Répondre à clarice ledoux
  • Marc Duprix

    J’ai voulu faire construire une nouvelle maison récemment. Je pense que notre famille a besoin de plus d’espace. Mais cela peut être tellement difficile de trouver un arpenteur avec qui je peux travailler. Avez-vous des astuces sur où en trouver un ? http://www.geolocation.ca/services/arpentage-technique-et-foncier.html

    Répondre à Marc Duprix

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