Mini-maison, maxi autonomie

par dans Ma maison

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Tendance venue des États-Unis à la suite de la crise immobilière de 2009, les mini-maisons créent l’engouement au Québec, où les fabricants en proposent déjà de nombreux modèles.

Le vieux cliché du bungalow de banlieue a du plomb dans l’aile. Aujourd’hui, nombre de jeunes propriétaires souhaitent explorer de nouveaux types d’habitations, et avec eux de nouvelles façons de vivre. Parmi ces nouvelles habitations : les mini-maisons, qui maximisent le confort dans un minimum d’espace.

Selon les définitions d’usage, ces coquettes demeures offrent une superficie de 100 à 500 pieds carrés (pi2). La moyenne se situe autour de 300 pi2, très loin des 2 300 pi2 de la maison moyenne construite dans les années 2000 (selon la Canadian Home Builders’ Association). Elles peuvent être bâties sur des fondations fixes ou sur roues. Certaines sont utilisées comme maison principale, d’autres comme chalet. Dans tous les cas, elles doivent être astucieusement aménagées pour exploiter au mieux leur volume habitable.

Pourquoi cette quête de modestie, aux antipodes de la tendance pas si ancienne des « McManoirs »?

Pour beaucoup, c’est une question d’argent, puisqu’une mini-maison coûte aussi peu que 80 000 $, terrain inclus, ou même 50 000 $ pour les bricoleurs. De quoi se libérer des lourds fardeaux hypothécaires! La superficie réduite affecte également les comptes de taxes municipales et scolaires, les primes d’assurance et, bien sûr, les frais de chauffage.

Mais c’est aussi une philosophie : qui dit moins d’espace dit moins de soucis, plus de temps et d’argent à consacrer aux loisirs, et une empreinte environnementale réduite. En un mot : plus d’autonomie. Et certains expriment ce désir de façon admirable dans leur design.

Le design de l’essentiel

Les surfaces réduites forcent l’imagination des architectes en termes de volumes, textures et autres détails créatifs. Beaucoup ont relevé le défi, puisqu’on trouve déjà sur le marché une foule de concepts de mini-maisons : en bois rond dans la montagne, en matériaux recyclés dans la forêt, sur pilotis au bord d’un lac, multiniveaux, polygonales, multicolores… Le canevas est étroit mais les idées sont larges!

Parmi les fabricants québécois offrant des modèles de mini-maison, on compte Dessins Drummond, Habitation KYO, Darcom Innovations, Maisons Optimum, ou encore Maisons Bonneville. De nouveaux apparaissent régulièrement, à mesure que la tendance prend de l’ampleur. Cependant, certains ont tendance à élargir la définition de « mini-maison », allant jusqu’à 1 000 pi2.

Ensuite, il y a le design d’intérieur : pas juste une question d’esthétique ou de feng shui, mais aussi d’organisation rationnelle. Plusieurs propriétaires n’hésitent d’ailleurs pas à prendre leur inspiration dans les véhicules récréatifs et les bateaux.

Consommer mieux l’énergie

Avec la réduction des maisons vient celle de la consommation d’énergie. Non seulement une plus petite superficie est moins coûteuse à chauffer, mais on observe parmi les propriétaires de mini-maison un souci de minimiser leur impact environnemental.

Une solution souvent privilégiée pour ses avantages économiques et écologiques est l’énergie solaire, soit seule ou en complément d’autres sources. Taille oblige, une mini-maison peut subvenir presque entièrement à ses besoins d’énergie avec un panneau solaire thermique pour l’eau chaude et le chauffage, plusieurs panneaux solaires photovoltaïques pour produire l’électricité, et une batterie pour stocker l’électricité et l’utiliser la nuit. Une éolienne résidentielle peut être ajoutée pour prêter main-forte aux sources solaires.

Les plus exigeants d’entre nous pourraient reprocher à certains panneaux solaires leur aspect visuel. Mais de nouveaux modèles conçus pour s’intégrer dans le design architectural font leur apparition, comme celui que Tesla s’apprête à commercialiser cette année aux États-Unis.

La mini-maison ne contribue donc pas seulement à l’autonomie financière, mais aussi à l’autonomie énergétique.

Les municipalités s’adaptent

Seul frein à la tendance : la règlementation de certaines municipalités québécoises, qui ne permet pas de bâtir des mini-maisons comme on le souhaite, soit parce qu’il s’agit de structures mobiles, soit parce qu’elles sont en deçà de la superficie minimale autorisée.

Mais plusieurs villes commencent à adopter des politiques favorables aux mini-maisons, comme Dixville (Estrie), qui a modifié ses règlements de zonage en conséquence, ou Lantier (Laurentides), qui a accueilli en 2016 la seconde édition du Festival des mini-maisons.

La prochaine édition du festival aura d’ailleurs lieu au Vieux-Port de Montréal cet été (12 et 13 août). Qui sait? Sans doute qu’avec un tel engouement, les mini-maisons deviendront des éléments de l’environnement bâti aussi communs que les bons vieux bungalows de nos parents ou grands-parents!

 

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