À la découverte de l’économie du partage

par dans Mon entreprise

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Au Québec, le marché de l’économie du partage ou l’économie collaborative prend de l’ampleur. On peut même dire qu’il fait partie de plus en plus du quotidien des consommateurs. Mais qu’est-ce que l’économie du partage exactement? Quelle est la situation au Québec ou, mieux encore, quels sont les avantages pour les entrepreneurs québécois d’en profiter?

La définition de l’économie du partage

Dans un premier temps, il faut savoir que le concept de l’économie du partage, ou plutôt ce mouvement, provient de la côte Ouest des États-Unis – de la Silicon Valley et de San Francisco. Il consiste à échanger des services entre particuliers. Plus précisément, il s’agit de rentabiliser ses biens pour un prix accessible en offrant leur utilisation à un ou des individus. Jonathan Parent est cofondateur de Shareapass, une plate-forme Web mobile, rendant accessibles et abordables le prêt et l’emprunt de laissez-passer aux événements. Il m’expliquait, lors d’une entrevue en 2015, que c’est en quelque sorte la location démocratisée par des années économiques difficiles, une conscience sociale en opposition à la surconsommation industrielle et à la croissance de l’accès universel amené par le numérique et le mobile. Selon lui, de mémoire, le service de covoiturage Allo Stop ferait partie des premiers signes de l’économie du partage au Québec. Depuis, d’autres services ont apparu et ont gagné en popularité. Vous pouvez penser, entre autres, à Communauto.

De façon générale, on associe souvent ce type d’économie à AirBnb, qui a littéralement démocratisé le concept. Sans oublier Uber, qui a permis de faire connaître le mouvement à plus grande échelle. Le modèle d’affaires utilisé est souvent basé sur des frais de service qui s’ajoutent à la transaction, considérant que, pour la majorité des services offerts, il est question d’une transaction financière.

Toutefois, selon Tom Sleem, l’auteur canadien de l’ouvrage Ce qui est à toi est à moi, l’expression « économie du partage » est un leurre lorsqu’il désigne des services comme Airbnb et Uber. Il rappelle que ces géants technologiques visent avant tout la rentabilité et qu’ils ne se préoccupent guère de la notion de partage, qui renvoie à un geste de générosité. Il existe donc une certaine confusion, qui mérite réflexion. À ce sujet, je vous recommande d’ailleurs l’excellente chronique de Nadia Seraiocco à l’émission La Sphère.

Le besoin de changement

La situation actuelle au Québec est simple. Nous avons, d’un côté, les entreprises ou les organismes qui sont établis depuis longtemps, avec des structures plus rigides et conservatrices et, d’un autre, les jeunes entreprises qui se sont lancées en faisant preuve d’innovation. Ces dernières sont utiles à notre société, car elles apportent des changements importants et réinventent différents secteurs d’activités en fonction des nouvelles réalités. Elles montrent aussi aux entreprises établies depuis longtemps qu’elles n’ont pas le choix de s’adapter pour durer.

Comme la lourdeur de la structure organisationnelle fait ralentir les changements nécessaires à l’économie traditionnelle, les entrepreneurs québécois peuvent en tirer parti. C’est là le grand avantage. Ils ont l’occasion de créer des entreprises qui comblent les différents besoins de notre collectivité.

Cela dit, si vous prévoyez démarrer une entreprise dans ce marché, vous devez vous assurer d’avoir une bonne plate-forme pour structurer le partage. Vous devez également avoir une équipe de développement, mais surtout une excellente équipe de soutien à la clientèle puisque l’on parle de consommation collaborative. Comme il est souvent question de rejoindre une masse importante de consommateurs, votre principal défi, selon moi, sera surtout d’offrir le meilleur soutien possible.

À vous la parole maintenant. Comment définiriez-vous l’économie du partage et comment envisagez-vous son avenir?

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