L'évolution de notre démarche

Le rapport que nous vous présentons est le fruit d’une étroite collaboration avec nos parties prenantes. Que ce soit par des consultations, des sondages, des ateliers ou des discussions, nous avons déployé une variété de moyens afin que les parties prenantes soient au cœur de la démarche d’élaboration de ce rapport de développement durable. Leurs commentaires et suggestions à la suite de la publication du rapport de développement durable 2013 ont d’ailleurs constitué le point de départ de la réflexion. Ensuite, l’exercice de priorisation des enjeux, effectué en collaboration avec nos parties prenantes, a permis de définir les thèmes du présent rapport. C’est grâce à une participation sans précédent de 86 parties prenantes externes et de 57 parties prenantes internes que nous avons pu faire ce constat et préparer ce deuxième rapport.

Le rapport de développement durable 2013 était notre premier rapport publié selon la quatrième génération des lignes directrices de la Global Reporting Initiative (GRI). C’était l’amorce d’un processus rigoureux, car les critères de la GRI exigent la mise en place d’un véritable système de gestion du développement durable. Ainsi, depuis 2013, nous avons fait des avancées en matière d’approvisionnement responsable, notamment avec la publication du premier Code de conduite pour nos fournisseurs. Nous avons révisé nos pratiques en matière d’acceptabilité sociale et apporté des améliorations à notre structure de gouvernance en développement durable.

Le rapport de développement durable 2015 s’inscrit dans la continuité de notre démarche, nos parties prenantes étant d’avis que les enjeux identifiés en 2013 demeurent prioritaires deux ans plus tard.
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Le point sur nos réalisations

Le plan stratégique 2013-2018 établissait deux orientations maîtresses : protéger et croître. C’est dans ce contexte et avec la même vision que nous avons poursuivi nos actions pour répondre à trois grands objectifs.

Premièrement, consommer moins. Énergir fait la promotion de l’efficacité énergétique auprès de sa clientèle depuis le tournant des années 2000. Cette action déterminée a permis de porter à plus de 418 millions de mètres cubes  les économies de gaz naturel réalisées par nos clients  québécois sur la période 2001-2015. Avec des économies totales de plus de 42 millions de mètres cubes, l’exercice 2015 marque une année record en matière de réduction des besoins énergétiques de la clientèle d'Énergir.

Deuxièmement, développer les énergies renouvelables. Énergir est devenue un fournisseur de solutions énergétiques diversifiées. Notre entreprise est partenaire de l’un des plus importants parcs éoliens au Canada, celui de la Seigneurie de Beaupré, dont les 154 éoliennes représentent une puissance installée de 340 MW. Elle est aussi engagée dans la biométhanisation, qui consiste à transformer des rebuts en énergie utile. Un premier projet avec la Ville de Saint-Hyacinthe a été approuvé par la Régie de l’énergie à l’été 2015, ce qui permettra d’intégrer à notre réseau jusqu’à 13 millions de mètres cubes de gaz naturel local et renouvelable.  

Troisièmement, consommer mieux. Le gaz naturel est le plus propre des combustibles fossiles. Lorsqu’il est utilisé en remplacement d’autres énergies plus polluantes telles que le diesel, le mazout et le charbon, on constate une réduction immédiate des émissions de GES d’approximativement 25 %, 32 % et 42 % respectivement. En outre, l’utilisation du gaz naturel en lieu et place du mazout lourd améliore la qualité de l’air en réduisant de 99 % les émissions de dioxydes de soufre (SO2), de 70 % les émissions d’oxydes d‘azote (NOx) et de 90 % les émissions de particules fines.


En 2014 et 2015, Énergir a lancé plusieurs projets pour accroître la disponibilité du gaz naturel.
  • En juin 2015, les gouvernements du Québec et du Canada ont contribué financièrement au prolongement du réseau gazier dans la région de Bellechasse. Cette extension de 71 kilomètres de notre réseau était sur notre table de travail depuis plus de dix ans. Ce projet de 40 millions de dollars a été approuvé par la Régie de l’énergie en décembre 2015.
  • Plus au sud, dans le secteur d’Asbestos, le gouvernement fédéral s’est engagé à contribuer à une extension de 7,4 kilomètre de notre réseau pour desservir le parc industriel avec un volume de 386 000 mètres cubes supplémentaires de gaz naturel, dans un horizon de trois ans. Le projet de 4,3 millions de dollars a été formellement déposé à la Régie de l’énergie en décembre 2015. La mise en service est prévue à la fin de 2016.
  • Également, nous avons mis en chantier, en partenariat avec Investissement Québec, un projet de développement visant à accroître, dès 2016, la capacité de production de notre usine de liquéfaction de l’est de Montréal. Le gaz naturel liquéfié (GNL) permet d’étendre les avantages du gaz naturel aux domaines du transport routier et maritime et de desservir en gaz naturel des collectivités ou des sites industriels hors de portée de notre réseau de distribution qui ont habituellement recours à du diesel ou à du mazout pour combler leurs besoins en énergie.
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Notre responsabilité dans l’urgence de la lutte aux changements climatiques

Les changements climatiques sont une réalité incontestable. Ils sont principalement causés par une augmentation de la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère. Ce phénomène est attribuable à l’activité humaine et plus spécifiquement à l’utilisation d’énergies fossiles. Énergir reconnaît cette réalité d’emblée.

Si les sociétés œuvrant dans le domaine de l’énergie font partie du problème, elles doivent s’inscrire comme faisant aussi partie de la solution. C’est dans cet esprit de responsabilité et d’engagement que Énergir a tenu à participer à la Conférence de Paris sur le climat (COP21) aux côtés de groupes environnementaux et d’organisations non gouvernementales du Québec et des gouvernements fédéral et provinciaux.

À court terme, le Québec s’est donné l’objectif de réduire ses émissions de GES de 20 % sous le niveau de 1990 à l’horizon 2020 ; à moyen terme, le Québec a tenu des consultations en 2015 pour établir la cible de réduction de 37,5 % à l’horizon 2030 ; et à long terme, le Québec met le cap sur une réduction de ses GES de 80 à 95 %, ayant joint, en 2015, le regroupement UNDER 2 MOU qui réunit de nombreux États signataires partageant cette cible très ambitieuse pour 2050.

Énergir se fait solidaire des objectifs du Québec et considère qu’elle peut jouer un rôle significatif dans leur atteinte.

Par ailleurs, Énergir appuie le marché du carbone et y est assujettie depuis le 1er janvier 2015. Au-delà des réductions de GES résultant de ses efforts en efficacité énergétique, Énergir doit faire l’acquisition de droits d’émission dans le cadre du système de plafonnement et d’échange de droits d’émission (SPEDE) pour couvrir les émissions de GES issues de ses activités et de la consommation d’une partie de sa clientèle. Pour ce faire, Énergir peut acquérir des droits d’émission en participant par exemple à des ventes aux enchères, organisées conjointement par les gouvernements du Québec et de la Californie. Ainsi, Énergir a participé à toutes les ventes aux enchères depuis novembre 2014. L’entreprise peut également acquérir des crédits compensatoires reconnus par le SPEDE générés par des projets de réduction de GES. C’est dans ce contexte qu’elle a acquis les tout premiers crédits compensatoires générés au Québec. Cela s’inscrit dans la vision d'Énergir d’assurer sa conformité au marché du carbone et de générer des retombées positives au Québec.
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Acceptabilité sociale, pierre angulaire de nos projets

Concevoir l’énergie à long terme engage notre entreprise dans la lutte contre les changements climatiques, mais comporte une autre implication fondamentale : celle de rechercher l’acceptabilité sociale de nos projets.  

Notre vision de l’acceptabilité sociale gravite autour de trois jalons :
  • Identifier le plus en amont possible les impacts environnementaux, sociaux et économiques de nos activités, tant positifs que négatifs ;
  • Aller à la rencontre des parties prenantes impliquées qui seraient affectées par nos activités ; et
  • Travailler ensuite à réduire au maximum les impacts négatifs et à miser sur les retombées positives de nos projets.

Énergir a des projets importants qui se déploient sur le territoire qu’elle dessert et au sein de plusieurs collectivités. Ces projets comportent des bénéfices et des risques. Pour nous, la recherche de l’acceptabilité sociale commence par la promotion d’une discussion franche et sans détour sur tous les aspects de nos projets ; en outre, cette discussion doit se faire dans le cadre d’une démarche adaptée à chaque projet pour répondre aux questions spécifiques de chaque collectivité.

En 2015, les critères d’analyse des projets de construction ont été bonifiés. Les impacts potentiels sur le plan social ou environnemental sont mieux détaillés et l’analyse par toutes les parties intéressées s’en trouve facilitée et approfondie. Les impacts potentiels sont ainsi mieux anticipés, et une information plus appropriée est communiquée aux parties prenantes.

Au courant de l’exercice 2015, une trentaine de projets ont fait l’objet d’un suivi plus serré en raison des impacts potentiels identifiés.

L’enjeu de l’acceptabilité sociale est central dans la philosophie d'Énergir. C’est aussi une préoccupation croissante au sein de la société québécoise. Le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles du Québec a d’ailleurs mené en 2015 des consultations, auxquelles Énergir a participé, qui visaient spécifiquement à préciser la notion d’acceptabilité sociale dans le contexte sensible de la valorisation du territoire public et des ressources énergétiques et minérales. Le rapport d’analyse découlant de ces consultations a été déposé le 27 octobre 2015 et viendra enrichir la réflexion des entreprises, des décideurs publics et de nombreuses parties prenantes.
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Prêts pour la suite

Nous vous présentons aujourd’hui, avec transparence, notre démarche et nos réalisations par rapport à un certain nombre d’enjeux prioritaires pourÉnergir et ses parties prenantes. Des enjeux pour lesquels nous nous sommes engagés à poursuivre nos efforts d’amélioration.

Comme citoyenne engagée et partisane de l’avenir et du changement, Énergir a pris part à plusieurs consultations et discussions publiques, notamment sur la nouvelle politique énergétique du Québec. Énergir fait, entre autres, partie de l’alliance SWITCH. Ce regroupement témoigne de la maturité qu’atteint la discussion sur le développement durable en réunissant autour d’une même table des organisations aux missions variées, voire « opposées » il y a quelques années; des entreprises industrielles, des groupes environnementaux, des associations patronales, des investisseurs sont en effet parmi les membres de cette alliance multipartite qui veut accélérer l’évolution du Québec vers une économie plus verte.

Énergir cherche à vivre le développement durable dans toute sa complexité, mais sans oublier… de regarder par la fenêtre. Car cette collectivité dont nous voulons le bien, elle se trouve d’abord autour de nous dans les quartiers Centre-Sud et Hochelaga-Maisonneuve, où est situé le siège social de notre entreprise. Énergir s’y investit énormément avec des projets favorisant la persévérance scolaire, comme Ruelle de l’avenir, ou en encourageant l’implication sociale et communautaire de ses employés.

Il s’agit pour Énergir d’être cohérente, de la pensée jusqu’au geste, du principe général jusqu’à l’ordinaire de tous les jours. Car n’est-ce pas à cela qu’il faut aspirer, à intégrer le développement durable au point qu’il ne soit plus un effort conscient, mais une manière normale de vivre? Nous n’y sommes pas encore, mais dans ce deuxième rapport de développement durable, nous tentons en toute humilité de préparer la suite.

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