Pendant plus d’un siècle, une bonne partie du campus Macdonald de l’Université McGill situé à Sainte-Anne-de-Bellevue était chauffée avec de la vapeur, produite sur place et distribuée par des installations énergivores. Le temps était venu pour une mise à jour, sur les thèmes de l’efficacité et de la diversification énergétiques.

Adieu à la vapeur

Les premiers bâtiments du campus ouvert en 1907 comprenaient une centrale de production de vapeur, à la fine pointe de la modernité pour l'époque. « Avec le temps, le système est devenu de plus en plus inefficace. D’abord, les nouveaux édifices du campus ont été construits plus loin de la centrale, et cette distance a occasionné des pertes d’énergie. Puis, certains éléments du réseau ont atteint leur fin de vie utile, notamment les tunnels dont l'état critique menaçaient l’intégrité du système d’alimentation en vapeur », témoigne Jérôme Conraud.

Plutôt que de simplement moderniser le chauffage, l’Université a fait une rénovation complète de tous les bâtiments, à partir d’audits approfondis. La vapeur a été remplacée par un réseau d’eau chaude à basse température, qui requiert moins d’énergie. Sa production a été relocalisée près des utilisateurs pour réduire les pertes ; une nouvelle centrale thermique et une chaufferie satellite ont été construites.

Diverses mesures de réduction de la consommation ont été implantées. Par exemple, la ventilation à débit variable permet désormais d’adapter le chauffage selon l’occupation réelle de chaque local. Des systèmes de récupération de chaleur ont été installés sur les équipements qui en génèrent le plus. Et les contrôles ont été largement automatisés, au grand plaisir des employés.
ÉCONOMIES
200 000 $
  au cours de la première année
SUBVENTION
90 000 $
pour l'encouragement à l'implantation de mesures efficaces

De belles économies, en attendant le solaire

En tout, les mesures ont touché 50 000 m² de locaux de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’environnement, soit 60 % du campus. Résultat : environ 200 000 $ d’économies dans la première année, selon Jérôme Conraud. « Mais la mise en service se poursuit, et nous allons économiser plus à mesure que nous optimisons la configuration », dit le gestionnaire.

« Même sans les subventions, nous aurions opté pour le gaz naturel car après une étude approfondie de différents scénarios, un réseau d’eau chaude à basse température alimenté au gaz naturel s’est avéré être la solution la plus logique. Le gaz naturel est abordable, et il peut se combiner facilement à des sources renouvelables comme le solaire et la géothermie, que nous comptons développer dans l’avenir », poursuit-il.

« Énergir nous a beaucoup accompagnés dans ce projet, tant du côté de l’équipe des ventes pour l’optimisation de notre gestion de comptes, que du groupe DATECH pour le soutien technique et la recherche de subventions. »

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Le gaz naturel s’est avéré être la solution la plus logique.

Jérôme Conraud, Gestionnaire de l'énergie, gestion des installations et services auxiliaires, Université McGill