Infolettre transport
Gaz naturel pour véhicules

Le GNV étend sa portée à de nouvelles clientèles

Par Philippe Caissy,
Directeur régional ventes Québec / Mauricie / Saguenay,
Développement, marché du carburant

Alors que le réseau de stations publiques et privées continue de s’agrandir, la puissance des moteurs disponibles sur le marché va bientôt monter d’un cran, et de belles réductions de coûts et d’émissions sont à prévoir. Tout pour séduire de nouvelles clientèles, et pas seulement dans l’industrie du transport.

Avant d’aller plus loin, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans cette nouvelle infolettre du gaz naturel véhicule (GNV) à titre de responsable du développement du marché du carburant chez Énergir. J’ai repris le flambeau de Thierry Salem, qui a joué un rôle déterminant dans l’adoption du GNV au Québec, et va continuer de le faire du côté des concessionnaires camions. La réorganisation de notre équipe au sein de la grande famille des ventes d’Énergir va nous permettre d’accompagner plus étroitement nos clients dans leur conversion au GNV.

Plus de stations, plus de moteurs

Il n’y a pas si longtemps, le GNV était surtout réservé aux itinéraires est-ouest à partir de Québec. Aujourd’hui, le réseau de stations publiques prend de l’ampleur. Après l’ouverture de la station d’Énergie Tergasa au Saguenay, les discussions sont bien avancées pour bâtir une nouvelle infrastructure destinée au public en Abitibi.

Une autre limitation sera bientôt levée: celle de la puissance des moteurs au gaz naturel disponibles sur le marché. Au Canada, nos camionneurs ont droit à des charges de 140 000 livres (par rapport à 80 000 chez nos voisins du Sud) et le fabricant Cummins prépare un bloc de 15L au gaz naturel pour l’an prochain. Les importantes réductions de coûts permises par le GNV seront donc enfin à la portée des plus gros poids lourds, et ils pourront contribuer à l’atteinte des cibles nationales d’émissions de gaz à effet de serre.

Encore plus d'avantages financiers

Avec l’entrée prochaine en vigueur du Règlement fédéral sur les combustibles propres, combiné à la taxe fédérale sur le carbone, l’écart de prix entre le diesel et le GNC va continuer de se creuser pour tous les Canadiens, à plus forte raison si le gaz naturel utilisé par le véhicule est produit de manière renouvelable. Bruce Winchester de l’ACVGN nous donne tous les détails sur ce qui s’en vient à ce propos.

Pour les Québécois, la grande nouvelle est la reconduction du programme de subvention Écocamionnage, qui offre une ristourne de 30 % sur les équipements au GNV jusqu’à concurrence de 30 000 $. Ce programme est prolongé jusqu’au 31 mars 2024, et il est rétroactif jusqu’au 1er avril 2021. Désormais, les véhicules hybrides seront également admissibles et plusieurs solutions sont à l’étude, par exemple un moteur électrique alimenté par une génératrice au gaz naturel.

Enfin, la guerre en Ukraine est venue brutalement nous rappeler la sensibilité des carburants pétroliers aux soubresauts de l’actualité. Chez Énergir, nous arguons de longue date que le gaz naturel offre une stabilité de coût supérieure, et donc une plus grande prévisibilité dans les budgets; il n’est plus besoin de le démontrer.