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Gaz naturel pour véhicules

Durabac lève au gaz naturel

Spécialiste des équipements de collecte, Durabac et sa division Chagnon a un point de vue imprenable sur les tendances dans l’industrie de l’environnement au Québec. En proposant ses produits au gaz naturel comprimé (GNC), l’entreprise de Granby savait qu’elle misait sur un carburant d’avenir dans cette industrie.
Bennes à chargement arrière, latéral, frontal, camions transrouliers (roll-off) ou à crochet (hook-lift), tout ce qui transporte des déchets peut être transporté par un équipement de Durabac. Avec ses filiales Chagnon, Inpak, Rotopac ou Duralift, Durabac occupe solidement son segment de la chaîne d’approvisionnement entre les fabricants de camions et les entreprises de collecte.

L’équipementier compte ainsi dans sa clientèle une variété d’entreprises de collecte ainsi que des municipalités partout au pays. Et, depuis quelques années, ses clients lui réclament de plus en plus de véhicules propulsés au gaz naturel comprimé.

« L’intérêt s’est d’abord fait sentir en période d’écart important avec le prix du diesel. Mais il y a aussi la question environnementale : les entreprises de collecte sont devenues plus soucieuses de leurs émissions polluantes », observe Patrick Charbonneau, PDG de Durabac.

Face à la demande, Durabac a investi plusieurs centaines de milliers de dollars dans une station au gaz naturel, la formation de son personnel et la mise aux normes de son usine. L’intuition était bonne, puisque les ventes d’équipements au gaz naturel ont continué de croître jusqu’à atteindre un tiers des livraisons en 2019, soit près de 100 sur un total de 300.

Éviter les casse-têtes

Selon l’entrepreneur, l’avantage concurrentiel réside dans le service et l’autonomie. La disponibilité de gaz naturel sur les lieux d’assemblage est indispensable pour pouvoir alimenter les véhicules sur place, on peut ainsi effectuer tous les tests avant livraison.
« Sans cela, il faudrait envoyer les camions à Montréal avec une remorqueuse pour les remplir de GNC, les ramener chez nous pour les tester, puis les renvoyer pour faire un autre plein, etc. Ça serait un vrai casse-tête! », lance-t-il.

En 2019, Durabac s’est payé une autre mise à niveau avec une pompe de drainage de carburant (defueling), qui permet de vider les réservoirs des camions puis de transférer le GNC dans le réservoir de son atelier. Cette fonction s’avère essentielle pour effectuer de façon sécuritaire certains travaux d’entretien des équipements.

Tous ces investissements s’inscrivent bien sûr dans le long terme, avec l’intérêt soutenu des entreprises de collecte. Et ce n’est pas demain qu’on cessera de produire des résidus. D’où l’optimisme de M. Charbonneau malgré la crise actuelle.

« Les ventes ont diminué cette année en raison de la pandémie qui nous empêche notamment de prospecter aux États-Unis », dit-il. « On a mis les freins un peu comme tout le monde, mais ça va reprendre, et nous serons prêts. »

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